Qui je suis.

Je m’appelle Florent et je suis un acteur du web depuis plus de 10 ans. Ayant commencé avec les newsgroups et Dreamweaver, j’ai pu vivre les évolutions de ce petit monde numérique à chaque itération.

Mon envie à travers cet espace de rédaction est de partager ce que j’ai vécu, ce que je vis et ce que je vois. Ceci est mon espace où je m’autorise à donner mon avis sans attendre autre chose qu’un éventuel échange avec d’autres individus.

Pour faire très bref, j’ai créé ce « blog » pour avoir un espace de liberté où je reste maître de mes données et de l’éventuelle pérennité des articles qui y sont présents.


Ce que je défends.

L’univers de l’entreprise et les impératifs de gestion de temps / productivité / d’équipe / de projet (rayez la mention inutile) peuvent perturber notre quotidien.

La connaissance partagée sur Internet est censée nous connecter plus efficacement aux interlocuteurs ayant des réponses aux craintes soulevées, mais qui en réalité sont très éloignées des solutions pratiques de la vraie vie.

Je n’ai aucune recette miracle ou réponse infaillible. J’ai toutefois une envie de partager ce que j’essaie de mettre en place et de partager les résultats atteints. Parfois, cela n’aura aucun intérêt pour la plupart des curieux qui tomberont sur les articles. Et franchement, ce n’est pas grave.


Pourquoi « wrkbttr. » ?

L’une des règles que j’ai souvent suivies, avant de m’en détacher progressivement, a été la recherche impérative de la productivité absolue. C’est bête à avouer, mais j’ai (parfois) été tenté d’essayer les recettes miracles trouvées sur LinkedIn ou d’obscurs blogs.

Mais je me suis rendu compte que ça ne marchait pas pour moi. Pas de réveil à 5h (j’aime trop dormir), pas de lecture de résumés de livres (je préfère les lire en entier), pas de sport à haut niveau (j’ai du mal à trouver mon intérêt), pas de rencontre magiquement inspirante (j’ai plutôt rencontré beaucoup de gens cool).

Travailler mieux plutôt que :

  • Travailler plus dur,
  • Travailler plus intensément,
  • Travailler plus tard,
  • Travailler plus pour les mêmes résultats.

Le mieux est calculé avec mes indicateurs et mes envies. Mon « mieux » n’est peut-être pas le vôtre, mais il peut éventuellement vous aider à le trouver.

Voilà toute la prétention de mes contributions écrites : partager ce que moi j’estime mieux pour moi. Si vous en avez l’envie, partagez aussi ce que vous estimez le mieux pour vous, ça serait sympa et intéressant !

U.

Un iPhone avec très peu de notifications.

Le téléphone est passé d’un objet d’envie à un objet un peu encombrant dans mon quotidien. Je suis passé par pas mal de phases différentes : Windows Mobile (oui …), Symbian, BlackBerry, iOS, Android et à nouveau iOS.

Des systèmes d’exploitation qui permettent de tirer profit des capacités techniques d’une machine qui tient dans la poche.

Bien que tout cela ait bien changé au fur et à mesure, il reste une chose qui ne changera sûrement jamais : les notifications. Ces alertes qui réveillent votre outil de communication pour avertir d’une nouveauté à consommer dans l’instant.

J’ai eu une phase importante dans mon usage des technologies mobiles où j’avais pour habitude d’accepter l’intrusion de toute application qui me demandait l’autorisation d’afficher des notifications.

Médias sociaux, flux RSS, réveils, musiques, cartes, jeux … L’écran était bien souvent rempli de nouvelles à ne pas louper. J’avais réellement un petit stress permanent: “Est-ce que je vais rater quelque chose d’important ?“.

Mais au bout d’un moment, à bien y regarder, je perdais plus de temps d’attention qu’autre chose. J’ai encore bien trop d’applications sur mon téléphone, il faut que j’arrive à mieux saisir pourquoi je ne supprime pas celles qui servent 2 fois par an.

L’explication la plus logique est sûrement la grande et fameuse flemme intersidérale de la connexion à une application. Ce n’est pas une bonne raison, mon nouvel objectif est de me limiter à ce que j’utilise vraiment chaque semaine.

Ce que je considère maintenant comme indispensable doit être un ensemble d’outils utilisés et non “stockés en attente d’une éventuelle nécessité future“. Mais ça demande encore un peu d’effort.

Le retrait des notifications est la première étape d’un cheminement personnel assez lent et pénible. Il est facile de devenir accro à ces petites piques régulières qui viennent pimenter notre quotidien.

Pour moi, la notification d’un message non lu n’est plus forcément une drogue. Je suis en sevrage volontaire et je me porte pas si mal que ça.

C.

Comment créer une carte Google Maps à propos des zones de couvre-feu ?

Parmi les petites aventures que j’aime mener de front, il y a la création de cartes de territoires. Par exemple, durant le confinement j’ai pu expérimenter la fameuse zone des 100 kilomètres autour du domicile, lors de l’arrivée du port du masque obligatoire ce fut la même chose avec une carte de l’ensemble des villes concernées. Ou encore avec LesGrossesCartes qui permet à n’importe qui de créer une carte avec beaucoup d’informations à partir d’un back-office dédié ou via une API.

Mais tout ceci ne se résume au final qu’à une chose : avoir des choses à partager sur un support bien visuel.

C’est donc le défi que je me suis lancé avec la carte des zones à couvre-feu.

Le petit lien : https://restrictionsenfrance.fr

Mais alors, comment on fait exactement ?

Le plus simple est de repartir un peu en arrière. Un site web est composé de différentes choses : un serveur, un nom de domaine et d’un ensemble de fichiers (les informations que l’on affiche aux visiteurs).

À ceci, s’ajoutent les services annexes, des APIs par exemple. Ce qui est le cas avec l’usage de Google Maps et l’intégration par la suite de Google Analytics pour suivre le trafic du site. J’utilise la suite d’outils de chez Google par simplicité et rapidité.

Je vois déjà pointer le nez de ceux qui défendront le libre et l’open source. Je suis de tout cœur avec eux, étant également de ceux qui souhaitent que l’information circule le plus librement possible. Toutefois, la facilité technique et la rapidité d’exécution étaient pour moi indispensables : mon choix s’est tourné vers ce que je connais et ce que je peux maîtriser en peu de temps.

Cette carte, comme les autres que je crée parfois, est un MVP de ce que j’ai en tête.
MVP : Minimum Viable Product

Je ne compte pas dégager de profit de ce site, je souhaite simplement faire vite, bien et sans accrocs majeurs.

Voici à quoi ressemble l’ensemble de fichiers que j’ai déposé sur mon serveur, il s’agit d’un site statique, sans base de données, réalisé avec de vieilles technologies : HTML, CSS et JavaScript.

Ensuite, un petit détour du côté de Google Cloud Platform pour activer l’utilisation de plusieurs API nécessaires (Google Maps API, Places API, Directions API), maintenant il est temps de passer au gros du sujet.

Les données, les données, les données.

La cartographie en France est un joli sujet. Nous disposons aujourd’hui d’un tas de sources différentes pour récupérer de l’information qualifiée à moindre coût (et même gratuitement).

La plateforme OpenDataFrance fourmille de sources de données que l’on peut réutiliser comme bon nous semble. C’est ainsi que j’ai pu créer la première version du site, avec la zone de couvre-feu par métropole concernée.

Par la suite, avec les changements du 22 octobre 2020, j’ai dû adapter le site avec l’affichage des départements touchés par les restrictions. Ceci n’aurait pas été possible sans les fichiers GeoJSON trouvés sur Internet et sur GitHub.

Parfois ceux-ci nécessitaient une légère mise à jour pour être totalement fonctionnels, mais rien d’insurmontable pour ceux qui prennent le temps d’en comprendre le fonctionnement.

L’une de mes sources de données a été le site et le compte GitHub de Grégoire David :

Par la suite, j’ai pris sur moi de trouver les bonnes ressources, les mélanger puis faire en sorte que tout fonctionne correctement.

GeoJSON ?

Le format GeoJSON est une variante du format JSON qui permet de décrire des zones géographiques à placer sur une carte. Ce format permet de diffuser des informations géographiques rapidement, de façon normée et avec des informations complémentaires (il est possible d’y ajouter des noms, descriptions …).

Le code !

Il était alors temps de mettre les mains dans le concret pour proposer un système simple de représentation visuelle de notre territoire sous couvre-feu. J’ai repris la base qui m’avait servi sur 100km.space au niveau graphique puis je l’ai de nouveau adaptée aux nouveaux besoins.

La première nécessité était de positionner une adresse sur la carte et d’y apposer la couleur de la zone (rouge = couvre-feu, rien = tout va bien).

La seconde nécessité était de proposer une fonctionnalité de calcul d’itinéraire pour vérifier que nos futurs déplacements ne risquaient pas de nous propulser dans l’illégalité en nous rendant dans une zone de couvre-feu à la mauvaise heure.

J’y ai ensuite ajouté différents GeoJSON correspondants aux départements concernés et la technique fait le reste. Voici ci-dessous le code qui fait toute la magie :

Pour réagir vite concernant les zones concernées, j’ai décidé de travailler avec Google Sheets pour pouvoir générer mon code JavaScript. Ce qui fait qu’à partir d’une liste des départements de France, je peux en quelques clics avoir un code propre à déposer sur le serveur, sans manipulations fastidieuses.

J’ai également pris le temps de réunir les liens les plus demandés : le générateur de déplacements et la foire aux questions du site gouvernemental.

Ensuite ?

Par la suite, je vais analyser ce que les utilisateurs attendent du site, suivre l’évolution de la réglementation et proposer des choses utiles pour la plupart des personnes concernées.

Loin de moi l’idée d’en faire un couteau suisse perfectionné, mais d’en garder absolument le côté facile d’accès.

N’hésitez pas à proposer vos axes d’améliorations directement depuis Twitter !