Le téléphone est passé d’un objet d’envie à un objet un peu encombrant dans mon quotidien. Je suis passé par pas mal de phases différentes : Windows Mobile (oui …), Symbian, BlackBerry, iOS, Android et à nouveau iOS.

Des systèmes d’exploitation qui permettent de tirer profit des capacités techniques d’une machine qui tient dans la poche.

Bien que tout cela ait bien changé au fur et à mesure, il reste une chose qui ne changera sûrement jamais : les notifications. Ces alertes qui réveillent votre outil de communication pour avertir d’une nouveauté à consommer dans l’instant.

J’ai eu une phase importante dans mon usage des technologies mobiles où j’avais pour habitude d’accepter l’intrusion de toute application qui me demandait l’autorisation d’afficher des notifications.

Médias sociaux, flux RSS, réveils, musiques, cartes, jeux … L’écran était bien souvent rempli de nouvelles à ne pas louper. J’avais réellement un petit stress permanent: “Est-ce que je vais rater quelque chose d’important ?“.

Mais au bout d’un moment, à bien y regarder, je perdais plus de temps d’attention qu’autre chose. J’ai encore bien trop d’applications sur mon téléphone, il faut que j’arrive à mieux saisir pourquoi je ne supprime pas celles qui servent 2 fois par an.

L’explication la plus logique est sûrement la grande et fameuse flemme intersidérale de la connexion à une application. Ce n’est pas une bonne raison, mon nouvel objectif est de me limiter à ce que j’utilise vraiment chaque semaine.

Ce que je considère maintenant comme indispensable doit être un ensemble d’outils utilisés et non “stockés en attente d’une éventuelle nécessité future“. Mais ça demande encore un peu d’effort.

Le retrait des notifications est la première étape d’un cheminement personnel assez lent et pénible. Il est facile de devenir accro à ces petites piques régulières qui viennent pimenter notre quotidien.

Pour moi, la notification d’un message non lu n’est plus forcément une drogue. Je suis en sevrage volontaire et je me porte pas si mal que ça.

Q.

Quelques bonnes pratiques pour la visioconférence

Puisque c’est la bonne période, les “visio” ont la côte en ce moment. Au lieu de chercher à refaire le procès d’un outil en particulier, autant se focaliser sur l’essentiel : réussir sa conférence à distance.

Quelques points indispensables avec une liste :

  1. Démarrez votre vidéo
  2. Séparez les contenus des écrans
  3. Soyez présent
  4. Prêtez attention à ce qui se passe
  5. Ne jouez pas sur votre téléphone
  6. Ne travaillez pas sur d’autres sujets
  7. Utilisez massivement l’agenda
  8. Prenez des notes
  9. Partagez vos notes
  10. Prenez des décisions et désignez les responsables de mission

Lorsque nous sommes toutes et tous dans la même pièce, il est aisé de repérer celui qui est entrain de lâcher toute attention pour faire autre chose. Typiquement, il s’agit d’aller vérifier le dernier tweet d’untel, la dernière story qui va bien, de faire quelques dessins sur son carnet … Tout ceci se voit. Oui. Alors qu’à distance, ceci ne se voit pas au premier coup d’œil. A distance il est bien plus difficile de déterminer si une personne fait autre chose que de participer à la réunion en cours.

D’où le fait de se concentrer sur le premier point de la liste : la webcam. Sans la caméra allumée, il est totalement possible de faire autre chose qu’être présent et de participer activement. Ou du moins, dans un premier temps, participer passivement.

Lorsque cette caméra n’est pas entrain d’observer, notre correspondant peut très bien être entrain de faire à manger, d’essayer d’attirer l’attention du chat ou de terminer un puzzle.

Être toutes et tous en direct face caméra permet d’éviter ces phases de déconcentration. Le tout est d’avoir un début suffisant pour pouvoir le faire, ce qui n’est pas toujours le cas. Démarrer la vidéo n’est pas simplement l’action qui vous permet d’être connecté aux autres. Cela permet également de garder de bonnes habitudes et de rester concentré.

Car si une personne est à distance, tout le monde est à distance, avec les mêmes règles.

N.

Ne pas savoir où l’on va est aussi un bon indicateur.

Il y a peu de temps, je suis tombé sur une citation qui m’a rappelé les grands principes de la méthode Agile.

“There is a Zen story about a man riding a horse that is galloping very quickly. Another man, standing alongside the road, yells at him, “Where are you going?” and the man on the horse yells back, “I don’t know. Ask the horse.” I think that is our situation. We are riding many horses that we cannot control.”
― Thích Nhất Hạnh, Being Peace

Le lien avec l’agilité ? Nous prévoyons le pire pour espérer le meilleur au fur et à mesure des développements. Cela dérange souvent fortement, mais c’est une méthode éprouvée qui permet de découper des tâches complexes en étapes réalisables avec des résultats atteignables.

Sur un malentendu, tout se passera bien.

Le « projet », le « client », le « service », le « besoin ». Ces termes reviendront toujours et auront à chaque fois une complexité différente à chaque rencontre. Par contre, il y aura une constante : ce défi sera unique en son genre.

C’est vrai, c’est une belle affirmation. Du moins, en apparence, dans un planning Excel, calé dans sa reco’ PDF HD.

Dans la réalité, les problématiques sont toujours les mêmes : « faites-moi accepter que je fais mal quelque chose sans me vexer et en me prouvant que je dois passer avec vous sans pouvoir le faire en interne, mais soyez innovant tout en gardant à 100% nos éléments actuels, vous comprendrez que nous ayons peur quand même, le changement c’est pas évident ».

C’est à ce moment que je sors ma carte principe de Peter.

Nous devons accepter de nous faire emporter par des projets qui peuvent nous dépasser et que nous ne pourrons pas toujours maîtriser.

Ce défi (le « projet ») doit pouvoir nous emporter avec lui. Si nous essayons de lui faire changer de direction, il faudra déployer un tas d’artifices étranges que l’on appellera :

  • Vérité du concret
  • Cadrage du futur
  • Rappel de l’existant
  • Outils de mesure

Nos indicateurs nous permettent de nous situer par rapport à un projet en tant qu’êtres humains. Ils ne permettent pas de situer un projet dans sa globalité par rapport à des objectifs.

Ces fameux KPI (Key Performance Indicators) se contentent de juger le travail des petites mains, pas celui d’un outil technologique.

En acceptant ce postulat, ainsi que celui rappelant que « l’humain est un système faillible », il nous est possible d’envisager différemment le client, son besoin ainsi que le service attendu.

Chaque demande client concerne un besoin extrait d’un projet plus complexe, en tant que prestataire ou collègue, le service que nous aurons à proposer devra en tenir compte. Sans oublier que sans vue globale, il y a un risque pour que tout se passe bien.

Faites confiance au cheval, il sait généralement où aller.