Lorsqu’il est question de développement de produit ou de service, la notion de création de valeur arrive sur le ring. Le combat peut vite devenir inégal si l’on se confronte à un marché, et pas juste à son imagination. Voici le constat que j’en ai fait à force de tuer des projets.

Il est aussi probable que l’envie de faire plus que l’autre ne soit pas toujours une priorité. C’est même ce que je défends assez souvent lorsque je rencontre d’autres entrepreneurs. Il n’est pas nécessaire d’être meilleur que son concurrent sur l’ensemble des tableaux : il faut s’astreindre à ne faire mieux que sur certains volets.

Cette innovation d’usage passe par une sélection plus drastique des fonctionnalités que l’on souhaite proposer. Il est inutile de céder à la tentation de tout faire : ce n’est ni raisonnable ni réalisable. Après tout, pour le commun des mortels, le couteau suisse est surtout un beau tire-bouchon ou un joli coupe-papier.

Ceci inclut la nécessité de proposer moins d’options, de préférences utilisateur. L’amélioration et la personnalisation de l’expérience passent par la phase d’épuration des capacités proposées. Il faut aller plus vite au cœur de ce que l’on propose.

Idem concernant les équipes, avec une taille plus réduite, mais plus impliquée, la notion d’efficacité et de rapidité d’exécution peut revenir dans les discussions d’évolution de l’offre. Le management d’équipe se fait souvent au détriment du management produit.

Il redevient possible d’imaginer avancer réellement en proposant moins de réunions, moins de rencontres entre individus, moins d’abstrait, moins de discussions sans décisions. Les freins sont plus souvent humains que technologiques.

Un peu à l’image de l’adage de la startup nation : « fake it until you make it ».

Mais ces belles envies qui ressemblent à un ensemble de portes ouvertes ne sont valables que si je me force aussi à promettre moins, promettre mieux, plus réaliste et moins idéaliste sur les projets menés de façon collaborative.

Depuis que j’adopte certains de ces beaux principes, je me suis rendu compte que les retours étaient ultra positif. Ce n’est pas vraiment ce que j’avais comme croyance avant de l’expérimenter.

Q.

Quand faut-il publier sur les réseaux sociaux ?

Voici un court article pour répondre à une question que l’on me pose à chaque fois que je donne une formation ou un cours sur le sujet. Le community management est un vaste métier dont la tâche la moins facile est d’arriver à transmettre son réel rôle : animer une communauté.

Le CM n’est pas uniquement une porte d’entrée pour vos commerciaux. Ni pour votre équipe de support client. C’est un peu tout ça à la fois, mais c’est surtout une animation qui doit être tournée vers les utilisateurs des plateformes en ligne.

Je l’avoue une nouvelle fois ici, je ne suis pas un community manager. Par contre je les croise souvent, autour d’un verre, d’un café, d’une opération globale, d’un brief peu clair …

Je m’inspire de leurs histoires, de leurs parcours et surtout du savoir-faire qu’ils ont à cœur de transmettre. Mon conseil est (et restera) de poser les questions à ceux qui sont en frontal lorsque vous avez une problématique de communication concernant une communauté spécifique.

Les réactions, l’engagement, le reach … tout cela se mesure et est accessible. Un bon tableau de bord social media est indispensable pour bien gérer ses plateformes de prises de paroles. D’où le fait de poser vos questions à ceux qui les remplissent et qui les décortiquent.

Le CM n’est pas qu’un pousse-bouton comme on peut le voir bien souvent. C’est surtout un individu qui est en capacité de vous renseigner sur les bonnes pratiques en termes de périodicité de publication, de tonalité et de type d’opération à mener.

Une réponse à un brief se fait à plusieurs, pas uniquement via une idée et un budget. Il faut du chiffre, des objectifs, des KPI et des résultats.

Et alors, c’est quand qu’on doit publier ?!

Il est vrai que le titre de l’article ne trouve pas encore de réponse, alors prenons le temps de faire simple :

  • La réponse n’est pas : quand vos utilisateurs sont en ligne.
  • La réponse est : après avoir testé plusieurs jours et horaires différents, analysez le moment où vous avez le plus d’engagements.

Oui, vous n’avez pas besoin d’un autre outil qui viendrait vous donner la bonne parole. Vous devez avant tout analyser ce que vous avez à disposition : vos tableaux de bord. Et si vous n’en avez pas encore : vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Il n’y a (toujours) pas de réponse universelle à cette question qui revient à mes oreilles depuis plus de 10 ans.

J’y répondais de la même manière lorsque j’avais à intervenir sur des forums (coucou PhpBb) et des newsgroups : « lorsque vos utilisateurs sont le plus disposés à être sollicités ».

U.

Un iPhone avec très peu de notifications.

Le téléphone est passé d’un objet d’envie à un objet un peu encombrant dans mon quotidien. Je suis passé par pas mal de phases différentes : Windows Mobile (oui …), Symbian, BlackBerry, iOS, Android et à nouveau iOS.

Des systèmes d’exploitation qui permettent de tirer profit des capacités techniques d’une machine qui tient dans la poche.

Bien que tout cela ait bien changé au fur et à mesure, il reste une chose qui ne changera sûrement jamais : les notifications. Ces alertes qui réveillent votre outil de communication pour avertir d’une nouveauté à consommer dans l’instant.

J’ai eu une phase importante dans mon usage des technologies mobiles où j’avais pour habitude d’accepter l’intrusion de toute application qui me demandait l’autorisation d’afficher des notifications.

Médias sociaux, flux RSS, réveils, musiques, cartes, jeux … L’écran était bien souvent rempli de nouvelles à ne pas louper. J’avais réellement un petit stress permanent: “Est-ce que je vais rater quelque chose d’important ?“.

Mais au bout d’un moment, à bien y regarder, je perdais plus de temps d’attention qu’autre chose. J’ai encore bien trop d’applications sur mon téléphone, il faut que j’arrive à mieux saisir pourquoi je ne supprime pas celles qui servent 2 fois par an.

L’explication la plus logique est sûrement la grande et fameuse flemme intersidérale de la connexion à une application. Ce n’est pas une bonne raison, mon nouvel objectif est de me limiter à ce que j’utilise vraiment chaque semaine.

Ce que je considère maintenant comme indispensable doit être un ensemble d’outils utilisés et non “stockés en attente d’une éventuelle nécessité future“. Mais ça demande encore un peu d’effort.

Le retrait des notifications est la première étape d’un cheminement personnel assez lent et pénible. Il est facile de devenir accro à ces petites piques régulières qui viennent pimenter notre quotidien.

Pour moi, la notification d’un message non lu n’est plus forcément une drogue. Je suis en sevrage volontaire et je me porte pas si mal que ça.