Internet est devenu un monde d’outils, chaque usage doit avoir son assistant virtuel pour éviter l’erreur, sa startup dédiée, son pricing bien étudié et présenté dans un tableau à trois colonnes. Toutefois, un outil n’est rien sans l’utilisateur ni le besoin qu’il est supposé « combler ».

C’est le défaut que l’on retrouve bien souvent dans bon nombre d’outils en ligne qui déclenchent la réflexion suivante :

« mais à quoi ça sert vraiment ? ».

Tout dépend en fin de compte de 4 grands principes déjà bien connus et, mais souvent ignorés :

  1. Pas de stress dans la gestion des fichiers, multiplateforme évidemment
  2. Confortable, donc attractif
  3. Peu coûteux, ce n’est qu’un éditeur de texte au final
  4. Bien équipé, compteurs / buts à atteindre / exports possibles

L’aspect multiplateforme doit être au cœur même des réflexions des créateurs d’outils, s’enfermer sur une plateforme est une erreur courante encore trop rencontrée. Si le système d’exploitation est un problème, passons en ligne. Restons universels.

Sans être l’outil le plus beau, il faut qu’il soit assez attirant pour venir y passer quelques heures, déposer ses données, développer des envies … Les interfaces ne sont pas que des tableaux à boutons. Il s’agit d’univers de création à chouchouter.

Si un outil est cher, c’est qu’il doit proposer bien plus que son discours marketing. Finalement, tout outil de création est une version évoluée d’un éditeur de texte. Que ce soit des outils de planifications, de discussions à plusieurs, d’organisation d’équipe, de création graphique … Ces outils ne font que passer un brief écrit en actions visibles.

La gamification est indispensable, mais doit être pensée de façon logique, elle doit servir un but. Les utilisateurs doivent imaginer un monde sans outil contraignant qui détiendrait leurs données dans des bases obscures, sur des serveurs cryptés et des processus d’accès complexes.

« Envie de partir ? OK, voici un zip avec tes informations au format texte. »

N.

Ne pas savoir où l’on va est aussi un bon indicateur.

Il y a peu de temps, je suis tombé sur une citation qui m’a rappelé les grands principes de la méthode Agile.

“There is a Zen story about a man riding a horse that is galloping very quickly. Another man, standing alongside the road, yells at him, “Where are you going?” and the man on the horse yells back, “I don’t know. Ask the horse.” I think that is our situation. We are riding many horses that we cannot control.”
― Thích Nhất Hạnh, Being Peace

Le lien avec l’agilité ? Nous prévoyons le pire pour espérer le meilleur au fur et à mesure des développements. Cela dérange souvent fortement, mais c’est une méthode éprouvée qui permet de découper des tâches complexes en étapes réalisables avec des résultats atteignables.

Sur un malentendu, tout se passera bien.

Le « projet », le « client », le « service », le « besoin ». Ces termes reviendront toujours et auront à chaque fois une complexité différente à chaque rencontre. Par contre, il y aura une constante : ce défi sera unique en son genre.

C’est vrai, c’est une belle affirmation. Du moins, en apparence, dans un planning Excel, calé dans sa reco’ PDF HD.

Dans la réalité, les problématiques sont toujours les mêmes : « faites-moi accepter que je fais mal quelque chose sans me vexer et en me prouvant que je dois passer avec vous sans pouvoir le faire en interne, mais soyez innovant tout en gardant à 100% nos éléments actuels, vous comprendrez que nous ayons peur quand même, le changement c’est pas évident ».

C’est à ce moment que je sors ma carte principe de Peter.

Nous devons accepter de nous faire emporter par des projets qui peuvent nous dépasser et que nous ne pourrons pas toujours maîtriser.

Ce défi (le « projet ») doit pouvoir nous emporter avec lui. Si nous essayons de lui faire changer de direction, il faudra déployer un tas d’artifices étranges que l’on appellera :

  • Vérité du concret
  • Cadrage du futur
  • Rappel de l’existant
  • Outils de mesure

Nos indicateurs nous permettent de nous situer par rapport à un projet en tant qu’êtres humains. Ils ne permettent pas de situer un projet dans sa globalité par rapport à des objectifs.

Ces fameux KPI (Key Performance Indicators) se contentent de juger le travail des petites mains, pas celui d’un outil technologique.

En acceptant ce postulat, ainsi que celui rappelant que « l’humain est un système faillible », il nous est possible d’envisager différemment le client, son besoin ainsi que le service attendu.

Chaque demande client concerne un besoin extrait d’un projet plus complexe, en tant que prestataire ou collègue, le service que nous aurons à proposer devra en tenir compte. Sans oublier que sans vue globale, il y a un risque pour que tout se passe bien.

Faites confiance au cheval, il sait généralement où aller.

Q.

Quelques bonnes pratiques pour la visioconférence

Puisque c’est la bonne période, les “visio” ont la côte en ce moment. Au lieu de chercher à refaire le procès d’un outil en particulier, autant se focaliser sur l’essentiel : réussir sa conférence à distance.

Quelques points indispensables avec une liste :

  1. Démarrez votre vidéo
  2. Séparez les contenus des écrans
  3. Soyez présent
  4. Prêtez attention à ce qui se passe
  5. Ne jouez pas sur votre téléphone
  6. Ne travaillez pas sur d’autres sujets
  7. Utilisez massivement l’agenda
  8. Prenez des notes
  9. Partagez vos notes
  10. Prenez des décisions et désignez les responsables de mission

Lorsque nous sommes toutes et tous dans la même pièce, il est aisé de repérer celui qui est entrain de lâcher toute attention pour faire autre chose. Typiquement, il s’agit d’aller vérifier le dernier tweet d’untel, la dernière story qui va bien, de faire quelques dessins sur son carnet … Tout ceci se voit. Oui. Alors qu’à distance, ceci ne se voit pas au premier coup d’œil. A distance il est bien plus difficile de déterminer si une personne fait autre chose que de participer à la réunion en cours.

D’où le fait de se concentrer sur le premier point de la liste : la webcam. Sans la caméra allumée, il est totalement possible de faire autre chose qu’être présent et de participer activement. Ou du moins, dans un premier temps, participer passivement.

Lorsque cette caméra n’est pas entrain d’observer, notre correspondant peut très bien être entrain de faire à manger, d’essayer d’attirer l’attention du chat ou de terminer un puzzle.

Être toutes et tous en direct face caméra permet d’éviter ces phases de déconcentration. Le tout est d’avoir un début suffisant pour pouvoir le faire, ce qui n’est pas toujours le cas. Démarrer la vidéo n’est pas simplement l’action qui vous permet d’être connecté aux autres. Cela permet également de garder de bonnes habitudes et de rester concentré.

Car si une personne est à distance, tout le monde est à distance, avec les mêmes règles.