Voici un court article pour répondre à une question que l’on me pose à chaque fois que je donne une formation ou un cours sur le sujet. Le community management est un vaste métier dont la tâche la moins facile est d’arriver à transmettre son réel rôle : animer une communauté.

Le CM n’est pas uniquement une porte d’entrée pour vos commerciaux. Ni pour votre équipe de support client. C’est un peu tout ça à la fois, mais c’est surtout une animation qui doit être tournée vers les utilisateurs des plateformes en ligne.

Je l’avoue une nouvelle fois ici, je ne suis pas un community manager. Par contre je les croise souvent, autour d’un verre, d’un café, d’une opération globale, d’un brief peu clair …

Je m’inspire de leurs histoires, de leurs parcours et surtout du savoir-faire qu’ils ont à cœur de transmettre. Mon conseil est (et restera) de poser les questions à ceux qui sont en frontal lorsque vous avez une problématique de communication concernant une communauté spécifique.

Les réactions, l’engagement, le reach … tout cela se mesure et est accessible. Un bon tableau de bord social media est indispensable pour bien gérer ses plateformes de prises de paroles. D’où le fait de poser vos questions à ceux qui les remplissent et qui les décortiquent.

Le CM n’est pas qu’un pousse-bouton comme on peut le voir bien souvent. C’est surtout un individu qui est en capacité de vous renseigner sur les bonnes pratiques en termes de périodicité de publication, de tonalité et de type d’opération à mener.

Une réponse à un brief se fait à plusieurs, pas uniquement via une idée et un budget. Il faut du chiffre, des objectifs, des KPI et des résultats.

Et alors, c’est quand qu’on doit publier ?!

Il est vrai que le titre de l’article ne trouve pas encore de réponse, alors prenons le temps de faire simple :

  • La réponse n’est pas : quand vos utilisateurs sont en ligne.
  • La réponse est : après avoir testé plusieurs jours et horaires différents, analysez le moment où vous avez le plus d’engagements.

Oui, vous n’avez pas besoin d’un autre outil qui viendrait vous donner la bonne parole. Vous devez avant tout analyser ce que vous avez à disposition : vos tableaux de bord. Et si vous n’en avez pas encore : vous savez ce qu’il vous reste à faire.

Il n’y a (toujours) pas de réponse universelle à cette question qui revient à mes oreilles depuis plus de 10 ans.

J’y répondais de la même manière lorsque j’avais à intervenir sur des forums (coucou PhpBb) et des newsgroups : « lorsque vos utilisateurs sont le plus disposés à être sollicités ».

L.

La révolution iPad pour les étudiants : la fin des ordinateurs en cours approche ?

Rappelons-nous un peu la chronologie des faits, 26 janvier 2010, Steve Jobs est en pleine conférence Apple, il y dévoile le nouvel appareil révolutionnaire : l’iPad. Entre 2010 et 2018, il s’agit de plus de 350 millions d’unités vendues, ce qui est quand même pas mal pour un device souvent jugé inutile.

10 ans plus tard (et 7 versions différentes), l’iPad commence vraiment à prendre des parts de marchés sur le secteur des ordinateurs personnels. Notamment avec l’arrivée de l’iPad Pro, de son clavier et de la prise en charge des souris & trackpads.

En tant qu’intervenant professionnel auprès d’étudiants post-bac, je me retrouve très souvent devant une armée de MacBook en face de moi, accompagné évidemment du bruit des touches et du désintérêt notoire de ce qui se passe sur le vidéoprojecteur au profit d’une notification Messenger ou TikTok.

Mais ce n’est pas le sujet.

Je préfère me focaliser sur l’utilisation des ordinateurs par les étudiants (et par extension, les profs). L’ordinateur est un objet du passé, bien prévu pour être efficace avec nos méthodes du passé.

Avec l’annonce d’iOS 14 et de la présence de la multitude d’applications aujourd’hui disponibles sur l’AppStore, il est tout à fait possible de se limiter à une tablette pour envisager son cursus scolaire.

Voici rapidement les usages que j’en ai et que je vous invite à tester également :

  • Production de documents avec G Suite (Docs & Sheets en tête)
  • Production de documents avec Dropbox Paper
  • Production de documents avec Keynote
  • Rédaction de formats longs avec Ulysses
  • Prise de notes rapides via Notes de Apple
  • Gestion des emails avec Gmail (mais Mail reste efficace)
  • Gestion de la liste de tâches avec Todoist
  • Messageries instantanées avec Slack, Twist, Messenger et WhatsApp web (différents usages = différentes applications
  • Développement avec CodeEditor couplé à quelques applications qui feront l’objet d’un article dédié
  • Dessiner c’est gagner avec la suite Adobe et Procreate
  • Gestion de serveurs avec AWS Console et CodeEditor (pour le SSH)
  • Gestion de fichiers côté développement web avec Github
  • Gestion de fichiers avec Files, qui récupère les dossiers Google Drive, Dropbox et autres services de stockages
  • Stockage sur disque dur avec un Samsung T5 500 Go
  • Édition et montage vidéo avec Lumafusion
  • Retouche photo avec Lightroom
  • Création de mind map avec MindNode

Évidemment, cette liste paraît interminable et un peu complexe. Je l’accorde, toutefois il ne s’agit que d’un souci en apparence et non dans le fond.

2020 a été une année charnière en termes d’usage d’applications et d’outils SaaS. Désormais, la plupart sont utilisables sur tout type de support, y compris tablettes.

J’ai hâte de voir comment vont évoluer les salles de classe pour l’année à venir …

Le point noir dans cette affaire reste l’appropriation des outils par le public cible. Chaque application utilisée induit un usage particulier et un rendu particulier. Ce qui peut parfois paraître étrange, même si dans la réalité sur nos machines traditionnelles : c’est déjà le cas.

Bref, c’est une affaire à suivre. J’ai prévu de faire des articles focus sur chaque application dont je me sers.

U.

Un iPhone avec très peu de notifications.

Le téléphone est passé d’un objet d’envie à un objet un peu encombrant dans mon quotidien. Je suis passé par pas mal de phases différentes : Windows Mobile (oui …), Symbian, BlackBerry, iOS, Android et à nouveau iOS.

Des systèmes d’exploitation qui permettent de tirer profit des capacités techniques d’une machine qui tient dans la poche.

Bien que tout cela ait bien changé au fur et à mesure, il reste une chose qui ne changera sûrement jamais : les notifications. Ces alertes qui réveillent votre outil de communication pour avertir d’une nouveauté à consommer dans l’instant.

J’ai eu une phase importante dans mon usage des technologies mobiles où j’avais pour habitude d’accepter l’intrusion de toute application qui me demandait l’autorisation d’afficher des notifications.

Médias sociaux, flux RSS, réveils, musiques, cartes, jeux … L’écran était bien souvent rempli de nouvelles à ne pas louper. J’avais réellement un petit stress permanent: “Est-ce que je vais rater quelque chose d’important ?“.

Mais au bout d’un moment, à bien y regarder, je perdais plus de temps d’attention qu’autre chose. J’ai encore bien trop d’applications sur mon téléphone, il faut que j’arrive à mieux saisir pourquoi je ne supprime pas celles qui servent 2 fois par an.

L’explication la plus logique est sûrement la grande et fameuse flemme intersidérale de la connexion à une application. Ce n’est pas une bonne raison, mon nouvel objectif est de me limiter à ce que j’utilise vraiment chaque semaine.

Ce que je considère maintenant comme indispensable doit être un ensemble d’outils utilisés et non “stockés en attente d’une éventuelle nécessité future“. Mais ça demande encore un peu d’effort.

Le retrait des notifications est la première étape d’un cheminement personnel assez lent et pénible. Il est facile de devenir accro à ces petites piques régulières qui viennent pimenter notre quotidien.

Pour moi, la notification d’un message non lu n’est plus forcément une drogue. Je suis en sevrage volontaire et je me porte pas si mal que ça.