Il est probable que vous soyez à la maison, en pleine session de Zoom ou de Google Meet, que vous soyez entre deux documents et qu’au milieu de tout cela, votre chat débarque pour vous indiquer son manque de croquettes.

Oui, c’est du vécu.

Prenez donc le temps d’interpréter cette distraction comme une pause nécessaire à votre cerveau. Lorsque nous sommes dans un environnement confiné, comme un bureau ou un open-space, nos chers collègues sont les équivalents de notre fameux chat en manque de croquettes.

Ils viennent vous déranger lors d’une séance de réflexion sur un sujet. Vous êtes également à l’arrêt sur votre tâche et le ré-démarrage est complexe. C’est un fait.

Les distractions sont partout et nous en tirons toujours un bénéfice? Nous essayons systématiquement d’en retirer un aspect positif, sauf dans le cas du télétravail. Situation où l’arrêt temporaire est interprétée comme un manque à l’assiduité ou à la productivité. Donc, synonyme de perte de rentabilité.

Vous savez quoi ? C’est faux.

Cette pression que l’on s’auto-inflige ne devrait pas exister, le travail à distance est aussi une solution pour permettre aux individus de modeler leurs horaires de production. Nous n’avons pas à agir comme au milieu de l’environnement de travail, il ne s’agit pas uniquement de l’espace physique mais aussi l’humain, changeant dans ces conditions particulières.

Le télé-travail n’est pas le travail devant la télé, c’est simplement le fait d’être éloigné de son collaborateur direct.

L’Homme est un être sociable, non adapté à la vie en confinement. Les interactions sociales sont vitales et permettent de garder un positivisme au long des jours. Il peut choisir de s’isoler volontairement, mais il subira toujours un rappel à l’existence de l’autre.

Que ce soit dans ses souvenirs, dans ses envies, dans ses habitudes. Il peut choisir de ne plus fréquenter d’autres individus vivants, les émotions connues en communauté restent.

D’où les Skype-apéro en période de confinement !

Allons un peu loin : vous devez vous autoriser à prendre des pauses. Lorsque vous êtes chez vous, vous avez la possibilité de regarder un épisode de plus sur Netflix au lieu de partir déjeuner à l’extérieur et parler boulot avec vos compagnons de repas. Parfait !

Si vous restez dans la production sur les horaires traditionnels, vous effectuerez plus de tâches. Mais cela uniquement jusqu’au moment où vous commencerez à faiblir, à vous sentir moins impliqué, à être moins récompensé par les interruptions bénéfiques des discussions de café …

Ne soyez pas enfermés dans votre routine habituelle, créez une nouvelle routine qui inclue des moments « off ».

U.

Un iPhone avec très peu de notifications.

Le téléphone est passé d’un objet d’envie à un objet un peu encombrant dans mon quotidien. Je suis passé par pas mal de phases différentes : Windows Mobile (oui …), Symbian, BlackBerry, iOS, Android et à nouveau iOS.

Des systèmes d’exploitation qui permettent de tirer profit des capacités techniques d’une machine qui tient dans la poche.

Bien que tout cela ait bien changé au fur et à mesure, il reste une chose qui ne changera sûrement jamais : les notifications. Ces alertes qui réveillent votre outil de communication pour avertir d’une nouveauté à consommer dans l’instant.

J’ai eu une phase importante dans mon usage des technologies mobiles où j’avais pour habitude d’accepter l’intrusion de toute application qui me demandait l’autorisation d’afficher des notifications.

Médias sociaux, flux RSS, réveils, musiques, cartes, jeux … L’écran était bien souvent rempli de nouvelles à ne pas louper. J’avais réellement un petit stress permanent: “Est-ce que je vais rater quelque chose d’important ?“.

Mais au bout d’un moment, à bien y regarder, je perdais plus de temps d’attention qu’autre chose. J’ai encore bien trop d’applications sur mon téléphone, il faut que j’arrive à mieux saisir pourquoi je ne supprime pas celles qui servent 2 fois par an.

L’explication la plus logique est sûrement la grande et fameuse flemme intersidérale de la connexion à une application. Ce n’est pas une bonne raison, mon nouvel objectif est de me limiter à ce que j’utilise vraiment chaque semaine.

Ce que je considère maintenant comme indispensable doit être un ensemble d’outils utilisés et non “stockés en attente d’une éventuelle nécessité future“. Mais ça demande encore un peu d’effort.

Le retrait des notifications est la première étape d’un cheminement personnel assez lent et pénible. Il est facile de devenir accro à ces petites piques régulières qui viennent pimenter notre quotidien.

Pour moi, la notification d’un message non lu n’est plus forcément une drogue. Je suis en sevrage volontaire et je me porte pas si mal que ça.

Q.

Quelques bonnes pratiques pour la visioconférence

Puisque c’est la bonne période, les “visio” ont la côte en ce moment. Au lieu de chercher à refaire le procès d’un outil en particulier, autant se focaliser sur l’essentiel : réussir sa conférence à distance.

Quelques points indispensables avec une liste :

  1. Démarrez votre vidéo
  2. Séparez les contenus des écrans
  3. Soyez présent
  4. Prêtez attention à ce qui se passe
  5. Ne jouez pas sur votre téléphone
  6. Ne travaillez pas sur d’autres sujets
  7. Utilisez massivement l’agenda
  8. Prenez des notes
  9. Partagez vos notes
  10. Prenez des décisions et désignez les responsables de mission

Lorsque nous sommes toutes et tous dans la même pièce, il est aisé de repérer celui qui est entrain de lâcher toute attention pour faire autre chose. Typiquement, il s’agit d’aller vérifier le dernier tweet d’untel, la dernière story qui va bien, de faire quelques dessins sur son carnet … Tout ceci se voit. Oui. Alors qu’à distance, ceci ne se voit pas au premier coup d’œil. A distance il est bien plus difficile de déterminer si une personne fait autre chose que de participer à la réunion en cours.

D’où le fait de se concentrer sur le premier point de la liste : la webcam. Sans la caméra allumée, il est totalement possible de faire autre chose qu’être présent et de participer activement. Ou du moins, dans un premier temps, participer passivement.

Lorsque cette caméra n’est pas entrain d’observer, notre correspondant peut très bien être entrain de faire à manger, d’essayer d’attirer l’attention du chat ou de terminer un puzzle.

Être toutes et tous en direct face caméra permet d’éviter ces phases de déconcentration. Le tout est d’avoir un début suffisant pour pouvoir le faire, ce qui n’est pas toujours le cas. Démarrer la vidéo n’est pas simplement l’action qui vous permet d’être connecté aux autres. Cela permet également de garder de bonnes habitudes et de rester concentré.

Car si une personne est à distance, tout le monde est à distance, avec les mêmes règles.