Ceci ne serait pas un de mes espaces de prise de parole sans une petite intervention purement technique. Après tout, ce qui va suivre devrait intéresser bon nombre de mes collègues producteurs de slides.

Coucou les marketeux ^^

Car l’ennui avec les slides, c’est que ça finit par peser son poids. Et c’est bien souvent les images qui transforment une présentation légère en sumo à transporter via WeTransfer. Ce gros WeTransfer qui -au final- embête bien tout le monde.

Le temps d’envoyer sur la plateforme avec une connexion qui s’avère être trop lente, puis le temps de récupérer le lien à envoyer à son contact, patienter bien longtemps qu’il arrive à ouvrir le lien pour découvrir la présentation. Bref, du temps perdu en données qui transitent et qui polluent.

Car oui, plus un fichier est lourd, plus son bilan carbone est important.

Autant refaire les choses simplement et prendre le temps de compresser tout cela sans perdre (trop) en qualité d’image. Résultat, il suffit d’utiliser notre ami de toujours GhostScript grâce à l’installation via brew.

Direction le Terminal de votre ordinateur fétiche pour installer le package :

brew install ghostscript

Puis, direction votre dossier avec le fichier à compresser (le input.pdf) pour lancer la commande :

gs -sDEVICE=pdfwrite -dNOPAUSE -dQUIET -dBATCH -dPDFSETTINGS=/screen -dCompatibilityLevel=1.4 -sOutputFile=output.pdf input.pdf

À titre d’exemple, un PDF de 650 Mo est maintenant un poil plus partageable : 55 Mo. Oui, c’est plutôt sympa et ça va beaucoup plus vite sans perte de qualité flagrante sur les images.

C’est trop moche, trop compressé, trop pixelisé ? Ok :

Other options for PDFSETTINGS:

/screen selects low-resolution output similar to the Acrobat Distiller "Screen Optimized" setting.
/ebook selects medium-resolution output similar to the Acrobat Distiller "eBook" setting.
/printer selects output similar to the Acrobat Distiller "Print Optimized" setting.
/prepress selects output similar to Acrobat Distiller "Prepress Optimized" setting.
/default selects output intended to be useful across a wide variety of uses, possibly at the expense of a larger output file.

Bref, c’est cool.

L.

La vie après Covid-19 : tous freelances ?

Entre le début du confinement en mars et la reprise de la vie sociale avec l’ouverture des bars & restaurants en juin, la France a connu sa grande révolution : le télétravail.

L’expérience ne fut pas sans risques. Certaines sociétés n’étaient absolument pas prêtes à passer le cap. Que ce soit du côté technique, technologique ou une sombre histoire de mentalité.

On a toujours fait comme ça, pourquoi changer.

Il est vrai que s’aménager un espace de travail dans son environnement personnel n’est pas toujours évident. Quand il s’agit de pouvoir s’isoler, les mètres carrés sont importants et peuvent parfois manquer.

Après une jolie campagne de diffusion de bonnes pratiques, les Français se sont vus incités à travailler de chez eux pour le bien de la nation. En tant que travailleur indépendant, j’ai souvent eu l’habitude de devoir m’adapter à l’absence de bureau fixe. Cette habitude me vient d’ailleurs d’une envie bien établie : “pouvoir travailler de partout, tout le temps, sans attache fixe”.

D’où mes habitudes de travail avec des outils qui ne dépendent pas d’une installation limitée à un seul poste (apparemment, on doit dire “dans le cloud” pour être dans l’air du temps). L’ensemble de mes outils du quotidien sont disponibles sur plusieurs supports, une tâche commencée sur un appareil peut être finie sur un autre. C’est pour moi la clé de tout projet : être mobile.

La crise sanitaire du Covid-19 a donc permis à certains métiers de se rendre compte de la non-nécessité d’être accroché à un bureau fixe par salarié, photo des enfants sur le côté, plante assoiffée indispensable sur la droite et décoration personnelle à la vue de tous autour du second écran.

Cette crise a également donné certaines envies d’évasion. Que ce soit du côté des bureaux (coucou les espaces de coworking), d’aménagement de plateaux (coucou le flex desk) ou plus globalement du côté du parcours professionnel.

En discutant avec bon nombre de clients, j’ai pu me rendre compte que les envies de se mettre à son compte sont nombreuses. Le mirage de la vie de freelance idéale a encore de longues années devant elle. Il faut garder en tête que ce qui a été vécu durant quelques semaines de travail à distance n’est pas encore comparable avec la vie d’indépendant. Même si cela peut s’en rapprocher.

Ce qui se dessine néanmoins, c’est une volonté de plus en plus forte (et présente) de s’affranchir du carcan du lieu de travail fixe impératif. La modularité dudit lieu doit devenir un réflexe pour les entreprises qui peuvent se le permettre. D’où la présence toujours plus forte des espaces de travail collaboratif et la possibilité de changer régulièrement ses habitudes de production.

Nous ne serons pas tous freelances, mais nous serons plus nombreux à changer d’environnement de travail à la sortie de la crise du Covid-19.

2020 est une année charnière concernant le bien-être des salariés et la relation à la sacro-sainte notion de “productivité”. Toutefois, il est important de nuancer l’optimisme ambiant autour de la situation actuelle : travailler à distance est difficile, mais pas impossible si les bons outils sont mis à disposition.

Le principal outil étant la confiance donnée aux collaborateurs, sans quoi la motivation et l’assurance de la tâche bien effectuée ne pourront être assurées.

L.

La vérité sur ce que veulent vraiment nos interlocuteurs.

Dans la longue liste des grandes vérités partagées sur Internet, j’ai longtemps vu passer des astuces pour découvrir la vérité sur les vraies envies des prospects et clients.

« Attrapons ceux qui ont de la tune »

Toutefois, à force d’être au contact de cette catégorie de personne, je me rends compte des décalages entre les discours grandiloquents et la folle réalité du quotidien.

Les prospects, les clients, les interlocuteurs, les utilisateurs … Tous ne souhaitent finalement qu’une chose toute bête : rentrer chez eux et ne pas rester au bureau jusque tard, bien trop tard et bien trop souvent.

J’ai eu du mal à l’accepter (ou à le comprendre peut-être) pendant longtemps. J’ai souvent cherché à découvrir le secret pour qu’un utilisateur reste le plus longtemps possible et se mette à consommer le plus de contenu possible.

En fait, je cherchais principalement à changer le comportement d’un individu et je ne me mettais pas à sa place. Pourtant, c’est un conseil que je me suis permis de donner très tôt sans le suivre avant quelques années de pratique.

Ce que les utilisateurs souhaitent c’est rentrer chez eux avant 18h pour profiter des boutiques du centre-ville, des terrasses avec un petit verre, d’amis qui finissent eux aussi plus tôt, de leurs familles …

Vouloir s’imposer dans le quotidien d’autres personnes n’est valable que pour une catégorie très restreinte de marques. Je n’ai jamais offert un service (ou produit) essentiel à la vie d’une personne, et je pense sincèrement que cela n’arrivera jamais. Je ne peux que proposer des moments privilégiés avec mes contenus et faire en sorte que le temps passé soit le plus efficace possible (ce qui peut vouloir dire : agréable, utile, enrichissant …).

C’est très bête à avouer maintenant, mais je pense qu’à force de lire des statistiques de rétention et de revisite qui n’étaient pas bonne, j’ai enfin fini par intégrer que la fameuse pyramide de Maslow est un vrai bon rappel de bon sens.

Je me suis souvent rêvé faire parti de ceux qui proposent des choses liées aux strates inférieures, celles qui sont vitales pour tout être humain. Mais la réalité est plus simple, je n’existe que dans les strates supérieures, celles qui touchent « aux petits plus de la vie ».