Internet, c’est un peu le nouveau Far West, en tout cas, c’est souvent décrit comme tel. Je suis assez d’accord avec ça, surtout au niveau des vols sur les grandes routes par des bandits peu scrupuleux qui dérobent vos identités.

Outre le coup du Pince Nigérien (qui rapporte toujours plus de 700 000 $ par an), il y a surtout l’exploitation de brèches dans les systèmes d’informations de grands sites.

Les white hats peuvent aller à la chasse aux bugs (le fameux principe du bug bounty pour lequel vous êtes récompensés selon les failles trouvées), les grey hats les exploiter un peu et les black hat revendre des données pour faire des choses pas très-très gentilles.

Il n’existe aucun moyen proactif sûr pour connaître l’état de votre email, a-t-il déjà été piraté sans que vous le sachiez ? Sûrement. Mais la seule façon de le savoir est de faire confiance à Troy Hunt qui est le fondateur du site HaveIBeenPwned.

Ce site regroupe des informations utiles sur différentes failles connues et exploitées par les hackers. Il se charge de collecter l’information pour que vous n’ayez qu’à entrer votre adresse email et à vérifier si celle-ci a été compromise.

Les failles proviennent de services tels que SoundCloud, LinkedIn, Facebook, Twitter … ces géants du web qui connaissent aussi des moments de faiblesse.

Les données collectées peuvent aller de votre simple adresse email, à votre mot de passe associé et même jusqu’à vos données personnelles complètes (nom, prénom, adresse postale …). Le prix de revente de ces milliers de données peut grimper très haut, c’est une vraie mine d’or pour ceux qui savent comment s’en servir.

Spoiler: vous recevez des mails très ciblés de boîtes dont vous n’avez jamais entendu parler ? Bingo, on vous connaît très bien. Bizarre non ?

W.

WhoCanUse : l’outil magique pour vérifier le contraste de votre palette de couleurs !

En terme d’accessibilité à l’information, s’il y a bien un frein qui revient très souvent, c’est le contraste proposé aux utilisateurs d’un site web.

Grand débat depuis la nuit des temps (et l’arrivée des 256 couleurs sur notre cathodique) entre designers et intégrateurs, la sélection de couleurs reste un point de frustration pour ceux qui souhaitent respecter au maximum les règles d’accessibilité du web.

Wait, what?

Le W3C a publié à plusieurs reprises les WCAG –https://www.w3.org/TR/WCAG21/(Web Content Accessibility Guidelines) afin de guider de la meilleure façon possible ceux qui veulent proposer du contenu à le faire bien.

Utopie vs réalité.

Dans la vraie vie, les WCAG ne sont pas réellement respectées. Cela demande du travail, du temps et un investissement sur la durée. Ce qui rend la tâche complexe pour les utilisateurs ayant une vue dégradée nécessitant l’usage d’un navigateur adapté.

Ces navigateurs utilisent un ensemble de techniques pour aider l’utilisateur à “lire” le contenu, souvent en text-to-speech ou par d’autres astuces visuelles.

Si le contenu est bien encapsulé dans un cadre technique adapté, ceci se passe sans accrocs. Dans le cas contraire … ça devient quasiment impossible pour cette population d’accéder à votre contenu.

C’est là qu’intervient WhoCanUse !

Il existe une myriade de plugins pour Figma, Sketch, navigateurs et autres outils pour tester l’accessibilité d’un site. Mais ceci intervient plutôt en bout de course. Alors que la vérification peut (et devrait) être effectuée en amont, à l’étape du wire framing lorsqu’on s’apprête à poser une charte graphique.

Le rendu ultime : noir & blanc.
Le rendu ultime : noir & blanc.

En passant par cette étape (contraignante, certes), il est possible de vérifier rapidement si le ratio imaginé entre le fond et le texte sera problématique lors de la phase d’intégration ou non.

Exemple ci-dessous avec les résultats d’une combinaison que l’on retrouve de plus en plus sur la toile.

Hum, à première vue, ça semble correct non ? Et bien, la réponse est … non.

Profitez-en, le site est gratuit et éducatif : https://whocanuse.com/

U.

Utiliser Figma sur un iPad, c’est possible et c’est facile.

Dans le petit monde du design, Figma est devenu très rapidement un incontournable. Outre le fait qu’il soit très rapide à assimiler en tant qu’outil, il est surtout pensé pour une utilisation 100% en ligne.

Il existe effectivement des applications desktop pour travailler plus facilement, mais pas encore d’application officielle sur tablette (en dehors du mode miroir pour tester vos créations).

Qu’à cela ne tienne, un designer & développeur du nom de Matías Martínez a pris le temps de créer ce qu’il manquait : une application digne de ce nom pour utiliser les services de Figma nativement, au lieu de passer par un navigateur web.

L’intérêt majeur est de retrouver l’usage du stylet et les polices personnalisées.

Je suis un fan absolu des outils utilisables sur n’importe quel support et ai en horreur les limitations de plateformes. Un outil de création doit être accessible par n’importe quel utilisateur sur n’importe quelle machine, sans quoi, ce n’est qu’un autre moyen d’emprisonner la création de valeur dans un environnement stérile sans sortie possible.

Mais revenons à https://figurative.design/qui permet de s’affranchir des limitations d’une tablette. Vous y retrouverez principalement l’expérience nue de Figma : de la création pure et dure. Mais également les fonctionnalités d’export via iOS, une optimisation de l’interface, des raccourcis à l’écran, les gestuelles d’annulations classiques (la gestion des étapes de créations avec plusieurs doigts à l’écran) …

L’un des conseils les plus pratiques est de passer par la case clavier (Magic Keyboard ou Bluetooth) pour gérer les raccourcis et produire comme sur un ordinateur.

Pourquoi utiliser Figurative sur une tablette au final ?

À cette question, il est simple de répondre tout aussi simplement : pour ne pas être limité à un ordinateur et retrouver la sensation de produire avec un crayon des interfaces utilisateurs.