En terme d’accessibilité à l’information, s’il y a bien un frein qui revient très souvent, c’est le contraste proposé aux utilisateurs d’un site web.

Grand débat depuis la nuit des temps (et l’arrivée des 256 couleurs sur notre cathodique) entre designers et intégrateurs, la sélection de couleurs reste un point de frustration pour ceux qui souhaitent respecter au maximum les règles d’accessibilité du web.

Wait, what?

Le W3C a publié à plusieurs reprises les WCAG –https://www.w3.org/TR/WCAG21/(Web Content Accessibility Guidelines) afin de guider de la meilleure façon possible ceux qui veulent proposer du contenu à le faire bien.

Utopie vs réalité.

Dans la vraie vie, les WCAG ne sont pas réellement respectées. Cela demande du travail, du temps et un investissement sur la durée. Ce qui rend la tâche complexe pour les utilisateurs ayant une vue dégradée nécessitant l’usage d’un navigateur adapté.

Ces navigateurs utilisent un ensemble de techniques pour aider l’utilisateur à “lire” le contenu, souvent en text-to-speech ou par d’autres astuces visuelles.

Si le contenu est bien encapsulé dans un cadre technique adapté, ceci se passe sans accrocs. Dans le cas contraire … ça devient quasiment impossible pour cette population d’accéder à votre contenu.

C’est là qu’intervient WhoCanUse !

Il existe une myriade de plugins pour Figma, Sketch, navigateurs et autres outils pour tester l’accessibilité d’un site. Mais ceci intervient plutôt en bout de course. Alors que la vérification peut (et devrait) être effectuée en amont, à l’étape du wire framing lorsqu’on s’apprête à poser une charte graphique.

Le rendu ultime : noir & blanc.
Le rendu ultime : noir & blanc.

En passant par cette étape (contraignante, certes), il est possible de vérifier rapidement si le ratio imaginé entre le fond et le texte sera problématique lors de la phase d’intégration ou non.

Exemple ci-dessous avec les résultats d’une combinaison que l’on retrouve de plus en plus sur la toile.

Hum, à première vue, ça semble correct non ? Et bien, la réponse est … non.

Profitez-en, le site est gratuit et éducatif : https://whocanuse.com/

H.

HaveIBeenPwned : est-ce que votre email a déjà été piratée ?

Internet, c’est un peu le nouveau Far West, en tout cas, c’est souvent décrit comme tel. Je suis assez d’accord avec ça, surtout au niveau des vols sur les grandes routes par des bandits peu scrupuleux qui dérobent vos identités.

Outre le coup du Pince Nigérien (qui rapporte toujours plus de 700 000 $ par an), il y a surtout l’exploitation de brèches dans les systèmes d’informations de grands sites.

Les white hats peuvent aller à la chasse aux bugs (le fameux principe du bug bounty pour lequel vous êtes récompensés selon les failles trouvées), les grey hats les exploiter un peu et les black hat revendre des données pour faire des choses pas très-très gentilles.

Il n’existe aucun moyen proactif sûr pour connaître l’état de votre email, a-t-il déjà été piraté sans que vous le sachiez ? Sûrement. Mais la seule façon de le savoir est de faire confiance à Troy Hunt qui est le fondateur du site HaveIBeenPwned.

Ce site regroupe des informations utiles sur différentes failles connues et exploitées par les hackers. Il se charge de collecter l’information pour que vous n’ayez qu’à entrer votre adresse email et à vérifier si celle-ci a été compromise.

Les failles proviennent de services tels que SoundCloud, LinkedIn, Facebook, Twitter … ces géants du web qui connaissent aussi des moments de faiblesse.

Les données collectées peuvent aller de votre simple adresse email, à votre mot de passe associé et même jusqu’à vos données personnelles complètes (nom, prénom, adresse postale …). Le prix de revente de ces milliers de données peut grimper très haut, c’est une vraie mine d’or pour ceux qui savent comment s’en servir.

Spoiler: vous recevez des mails très ciblés de boîtes dont vous n’avez jamais entendu parler ? Bingo, on vous connaît très bien. Bizarre non ?

U.

Utilisez TinyPNG & TinyJPG pour alléger vos images (et soulager le web).

Ayez une rapide pensée émue pour la planète et optimisez vos images.

Bien que ces deux services ne soient au final qu’un seul, que ce dernier soit en ligne depuis bien des années, et qu’il soit encore gratuit … il reste peu utilisé au quotidien.

Avant toute chose ou tout paragraphe de lecture intense, voici le lien vers https://tinyjpg.com qui permet de compresser une image sans se stresser.

Car moi, je suis stressé sur ce sujet. Je vois encore beaucoup trop de fois des images non optimisées pour le web. Pesants des tonnes de CO2, ayant des dimensions à faire pâlir la bâche industrielle qui recouvre la façade d’un bâtiment de 42 étages, ou même prévue pour une impression en ultra haute définition.

Le web, c’est un truc rapide. Un truc même un peu sale : 72 DPI ce n’est pas grand-chose. Il a été créé pour être consommé en moins de 56ko/s.

Mais la résolution de l’image (les fameux DPI) est à mettre en relation avec la définition de celle-ci (largeur x hauteur). Afficher du 4k (4 096 × 2 160 pixels) sur un téléphone mobile n’a pas beaucoup de sens. Surtout si c’est pour être consommé en quelques secondes.

Avec la fibre et la 5G, nos outils oublient que l’optimisation des contenus sera une source de bien vivre ensemble pour les années à venir. Pourtant, ça en vaut la peine.

Déjà que les images sont envoyées sur plusieurs serveurs à la fois, si en plus elles ne sont pas optimisées … ça devient vraiment n’importe quoi.

Il existe des façons de faire pour qu’une image prenne moins de temps à charger à son affichage. C’est un fait et c’est déjà cool. Par contre, si on s’attarde aussi à l’optimiser dès son stockage, on ne pourra qu’être fiers de nous et du geste positif que nous faisons pour l’environnement.