Général

L’art de paraître intelligent et intéressant, sans l’être.

Dans cette intervention intitulée « Comment avoir l’air intelligent en faisant une présentation à TEDx Talk« , Will Stephen prend un peu de temps pour nous faire rêver. Mais aussi démontrer par l’exemple qu’une présentation sur scène peut être totalement vide de contenu. Il est à garder en tête que ce type d’intervention est bien évidemment hyper préparée et non improvisée. Mais telle une prestation de Don Draper en post-cuite, il faut un certain talent pour la réussir sans faillir. Cet humoriste est également passé par la case CollegeHumour avec une intervention dédiée à Tinder.

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Quand Steve Jobs présentait le tout premier iPhone.

S’il y a bien eu une belle avancée en termes de présentation de produit, c’est celle-ci. La fameuse Keynote de 2007 permet de prendre connaissance d’une bonne partie des astuces de Steve Jobs pour ses présentations. D’ailleurs, la biographie écrite par Walter Isaacson est un indispensable. Elle permet de bien cerner le personnage et de découvrir à quel point ce dernier était un maître de cérémonie hors pair. Mais il y a aussi le gourou des présentations à ne pas oublier : Guy Kawasaki. Celui-ci propose dans son ouvrage de quoi enchanter l’expérience client : L’art de l’enchantement: Comment influencer les coeurs, les esprits et les actes.

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Google Takeout : tout savoir de ce que Google sait sur vous

Il existe un moyen simple, mais assez peu utilisé pour enfin découvrir ce que Alphabet Inc. connaît de vous. La maison mère du moteur de recherche Google a mis à disposition un outil afin de faire vos exports de données simplement. Histoire de se faire peur, de se rassurer ou de revenir à la raison. Google n’est pas le grand méchant du web, bien que très souvent décrit comme tel, il s’agit plutôt d’un panel d’outils gratuits que chaque utilisateur a accepté d’utiliser. À chaque étape de l’utilisation d’un outil made in Google, des conditions générales d’utilisations sont présentes ainsi qu’une politique de confidentialité. Ces deux documents permettent de découvrir comment le service peut continuer à survivre tout en étant proposé gratuitement. Il s’agit d’une lecture peu facile, ou en tout cas peu intuitive. Mais celle-ci permet d’être certains que nous autres, les utilisateurs, soyons pleinement conscients de ce qui est sur le point de se passer. Toutefois, celles-ci évoluent et peuvent aller à l’encontre des valeurs ou principes de certains utilisateurs. D’où la mise à disposition d’un outil simple d’export des informations connues de ses services, Google TakeOut est de ce fait votre meilleure option pour avoir une vue sur les données collectées. Autre avantage, ce service permet d’exporter en un clic ce qu’il sait de vous vers votre ordinateur (ou sur Google Drive).

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A quoi ça ressemble une carte de France avec port du masque obligatoire ?

C’est un peu la question que je me suis posée hier. J’étais au bureau devant Twitter à défiler mon fil d’actualité, au moment de relever la tête je me suis aperçu d’une chose : nous étions tous masqués. Car oui, depuis le 1er septembre les masques sont obligatoires sur le lieu de travail. Ça commence avec un café. Du coup, je me suis demandé (un peu comme pour l’histoire des 100km) à quoi ressemblait le paysage français avec le masque obligatoire dans les lieux publics. En réalité, il s’agit d’une question reçue par email (coucou Gilles) il y a quelques jours. J’avoue que j’aimais beaucoup l’idée sans vraiment arriver à voir comment m’en sortir. J’ai imaginé beaucoup de façon de présenter l’information, mais sans réellement déterminer un point de départ et un point d’arrivée. Tout cela était encore un peu flou, très désordonné et réellement complexe à appréhender. Mais bon, le défi était là, l’envie aussi et surtout il y a un résultat qui peut être intéressant à partager; À force de lancer des projets dans tous les sens, je sais qu’il faut que je me pose avec un café et un carnet pour mettre à plat cette idée. Voici ce que j’avais listé : Retrouver une explication de la volonté du site : afficher une carte des zones au port obligatoire du masque Retrouver une carte de France avec zoom par ville Pouvoir retrouver des liens pratiques concernant le port du masque (pour démystifier un peu le sujet) J’avais commencé par une première version très light qui ne comprenait qu’un paragraphe explicatif et une carte. Après réflexion, je me suis tourné vers une itération un peu plus verbeuse du concept. J’y étais presque : du texte et une carte. Il ne restait plus qu’à mettre un peu d’huile de coude pour donner vie à ce site. Et à lui trouver un nom explicite : portdumasque.com. Une difficulté majeure : personne ne fait la même chose ou de la même façon. Le principal défaut d’une telle carte est la source des données. Lorsque j’ai commencé le projet, le zoom était possible pour aller au plus proche des villes concernées. Ceci permettait d’aller chercher si la rue que l’on visite actuellement est sujette au port du masque ou non. Cependant, cette information n’est pas disponible de façon uniforme. Les données sont précieuses, ne les partageons pas trop. C’est un peu ce que j’ai pensé. La mairie de Paris a mis à disposition un jeu de données avec les rues concernées, la ville de Lille un joyeux PDF avec une carte non clickable et peu lisible, d’autres communes ont juste dit : « partout dans le centre« . Bon, ça ne m’aidait pas vraiment du coup. J’ai dû alors trouver un plan B. Les relations presses, c’est cool. L’avantage d’Internet, c’est de trouver des informations sur tout et partout. Dès que les premiers articles sont sortis à propos du port du masque, j’ai commencé à collecter dans une note l’ensemble des villes concernées, au

Welcome to Hell signage

À la rencontre de l’enfer d’Internet : Rotten.com

Il était une fois, un site internet lancé en 1996 ayant pour particularité d’être le recueil des images les plus choquantes présente en ligne. La baseline du site était très claire : « When Hell is full, the dead will walk the earth — Pure Evil Since 1996« . Malgré cette mise en garde, nous étions nombreux à nous y rendre pour avoir notre dose de frissons. Dédié au morbide, à la curiosité malsaine, à toute forme de déviance; cet espace était un peu comme un niveau de l’enfer de Dante. Photographies d’autopsies, actes violents, victimes de tueries, accidents d’hélicoptères, personnes sautant des étages des deux tours lors du 11 septembre … La censure n’avait pas son mot à dire. Pas qu’un recueil de ce qu’Internet pouvait proposer comme images choquantes, Rotten était aussi (via un site annexe) un site Ecommerce qui proposait des cassettes vidéos d’autopsies, de bagarres de strip-teaseuses, des snuff movies … Le gore avait son e-shop. Véritable foire du dérangeant, Rotten a pu accueillir jusqu’à plus de 250 000 visiteurs uniques quotidiens sans aucune publicité affichée. S’il y a bien une chose à garder en tête, c’est que l’attraction pour les contenus différents / dérangeants / étranges n’est pas nouveau. Ce qui se partage le plus désormais sur les réseaux sociaux est une version édulcorée de ce qu’il y avait sur Rotten. Par contre, ce qui se passe en messagerie privée y ressemble bien fortement. La grande différence entre ce qui se passe aujourd’hui et ce qui se passait fin 1990, c’est le temps de chargement. Là où l’immédiateté est nécessaire, il y a plusieurs décennies un même contenu pouvait prendre plusieurs minutes à arriver. Imaginez alors le degré d’excitation et de peur qu’il était possible de ressentir après le clic sur un lien pour découvrir un contenu shock … Fermé en 2017, il est toujours présent dans la culture populaire et sûrement quelque part du côté de The Internet Archive pour les plus téméraires (ou via Tor, vous pouvez y retrouver des archives des contenus présents à l’époque).

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L’avant Jeux-Video.com : ETAJV

C’était en 1995, l’Encyclopédie des Trucs et Astuces de Jeux Vidéo (alias ETAJV) prenait vie : un recueil écrit à la main de l’ensemble de la connaissance du domaine recueillie par une poignée d’individus. Avant d’être disponible en ligne, cette encyclopédie a été distribuée à la main sur disquettes, de façon bénévole et totalement gratuite. Pas de Wikipédia du jeu vidéo, pas de site dédié, simplement une distribution basée sur l’influence marketing et le growth hacking. Présente parfois sur le CD-ROM accompagnant le magazine fétiche, l’encyclopédie devient alors un fer de lance de la démocratisation des astuces pour tous. C’est également ce qui a poussé son apparition sur Minitel avec le 3615 ETAJV, ceci avant de lancer un site Internet en 1997 : jeuxvideo.com. Passés de mode cette nouvelle décennie, les magazines de jeux vidéo n’ont plus la côte et deviennent même impopulaire, donc : baisse drastique des ventes. Internet est présent pour avoir de l’actualité bien fraîche. De simple encyclopédie sur disquette, l’année 2000 marque la transformation du site avec l’acquisition d’un grand nombre des parts de la société par Gameloft. L’ajout d’un forum par la suite fera en sorte que l’on parle encore plus de lui avec la partie « Blabla 18-25 ans » qui défraie la chronique, notamment avec des lancements de fake news (mort de Jean Dujardin), cyber harcèlement, coups de pouce politiques … Mais ceci est une autre histoire.